"Jazz à Carthage"
by TUNISIANA
Citizenjazzexpo
(du 8 au 16 avril 2005, à la Galerie d’Art Essaadi )
« Pour ceux qui aiment le jazz»
« Il n’est pas suffisant d’écouter la musique il faut aussi la voir » ( Igor Stravinsky).
Depuis 1963, date du premier festival de jazz en Tunisie et plus particulièrement à Carthage dans le magnifique site des thermes d’Antonin, le jazz n’a cessé de faire swinguer le cœur des amateurs de cette belle musique afro-américaine, gravant à jamais leur mémoire. Une mémoire riche en musique et surtout en anecdotes, en humour, en amour, en inattendus, en surprises… est c’est cela qui constitue en quelque sorte l’âme du jazz.
Cinq photographes à savoir Mohamed El Hadef, Mounir Mabkhout, Anis Mili, Chafik Gaies et Malek Lakhoua, rejoints ensuite par Salah Jabeur, se sont réunis pour le pire et surtout pour le meilleur pour communiquer cette même passion qu’est le jazz.
Les photos de M. El Hedef couvrent la période de 2000 à 2002 et constituent un témoignage précieux sur la grande histoire du jazz en Tunisie. El Hedef présente, avec une passion débordante, une somptueuse fresque tissée par les visages des artistes. Celui du saxophoniste Macéo Parker (le saxophoniste invétéré de James Brown), du batteur suisse, rempli d’humour, Daniel Humair ,celui triomphant de Al Jarreau, du saxophoniste Franco Ambrozetti, ou encore celui du psychédélique George Clinton qui malgré sa tunique de camouflage n’a pas échappé à l’œil vif du journaliste photographe…
Journaliste culturel, féru de musiques, de spectacles, de festivals, il ne se contente pas de faire des reportages écrits sur les concerts qu'il voit, il en tire aussi des reportages photos. Chez lui, la musique ne s'écoute pas seulement, elle se laisse voir, comme mouvement, comme lumière et comme "Positive Vibration”.
Anis Mili est parti pour un « week-end jazz » en 1998 et un festival de Jazz en 2002, il s’est fait « harponné » par le jazz. Une musicienne, un groupe, une belle scène, une ambiance et des effets de lumière et le voilà en train de vouloir faire partie du spectacle à sa façon. Le résultat est là. Son émotion transparaît à travers ses clichés.
Au début, « personne ne pensait à prendre des photos, on y allait pour la musique et pour s’amuser… », dit Mabkhout, puis l’envie de figer le moment, de garder une trace du musicien se révéla dans l’art de la photo.
Chafik Gaies est un jazzophile inconditionnel, les photos prises ne sont qu’une petite partie de sa mémoire. Une mémoire remplie de concerts, de soirées marathons aux festivals de jazz. Il prenait les photos des musiciens sans se soucier de leurs popularité juste parce que entre le musicien et lui il y avait ce feeling, cette magie.
Chaque photographe, avec sa touche personnelle, nous fait voyager dans le temps jusqu’ à l’instant où le doigt appuie sur le déclencheur. Des moments de bonheur, vécus au cours de soirées mémorables avec le psychédélique Lucky Paterson, un showman qui a mis la scène de Hammamet sens dessus dessous. Celle de Chantz, de ses musiciens et ses choristes (à admirer…).
Bref des souvenirs qui nous rappellent que le jazz en Tunisie possède une grande histoire. Une histoire qui est malheureusement oubliée ou ignorée par le grand public. Ainsi, «vint- l’idée de rendre hommage aux vétérans du jazz en Tunisie», explique Malek Lakhoua. Des jazzmen qui ont contribué dès les années 60 à faire aimer le jazz et à le faire découvrir au public tunisien. Et l’on découvre en quelques photos d’archives les membres du fameux « Ibn jazz Quartet », le premier groupe tunisien de jazz.
Sous le nom de « Jazzoof », ce groupe de photographes conjugue la musique à la photo et espère créer une tradition, afin d’exposer annuellement. Cette exposition donne justement aux festivals ce caractère festif qui n’est pas uniquement fait de concerts de musique mais aussi de jam-sessions, de conférences, de « master class », d’expositions…
- Le vernissage aura lieu le vendredi 08 avril 2005 à 18 h.
- La galerie est ouverte de 15 h à 20 h
|